En 2015, le monde du travail est gagné par des mots nouveaux. Il est question de « Job out », de « Bore out ». Signe d’une époque qui se recompose.

Ressources Humaines, Job Out, 2015, Jane Bee
Ressources Humaines, Job Out, 2015, Jane Bee

Révolution digitale

L’optimisme d’abord ! Car, le monde du travail n’est plus monolithique. Il est décloisonné. Ainsi va un univers où chacun peut toujours prendre sa carrière en main. Le savoir est à portée de smartphones, de tablettes, d’ordinateurs grâce aux « Moocs » et aux « Coocs ». Des formations en ligne ouvertes à tous les collaborateurs, en permanence. Il s’agit d’être « tous entrepreneurs ». Pas forcément pour créer son entreprise mais pour « créer son emploi » !

Et les DRH entament leur « révolution digitale ». La marque employeur peut séduire ses futurs talents via « Twitter ». Recruteurs et recrutés se rencontrent sur les « Job-boards ». Le Directeur du personnel fait partie d’un autre temps. Il est passé en mode « chasseur de têtes ».

 

Acteur de sa carrière

Désormais, il faut apprendre à être « acteur de sa carrière ». « Se gérer soi-même » est une nouvelle façon de penser sa vie professionnelle. C’est une manière d’estimer que rien n’écrit et que tout est à écrire. La preuve, on assiste à l’essor du « Job out ». Le « Job out », c’est cette faculté de rompre avec une carrière toute tracée et bien rangée. Terminé le temps où l’ont rêvait d’être cadre installé dans un grand groupe. On peut décider de rompre avec la routine et choisir d’être un autre : éleveur de chèvres, moniteur de sport, professeur des écoles… Le « job out » peut être une condition de bien-être personnel. En effet, les études le prouvent, s’ennuyer au travail cause des problèmes de santé, tel est « le bore out », cette maladie de l’ennui au bureau. Maintenant que c’est dit, il faut se prémunir contre !

 

Humain avant tout

Le mot « burn out », implosion intérieure, résiste et trouve toujours place dans la galaxie RH. Pourtant, ce tableau RH de 2015 est bien plus optimiste que les précédents. Ce tableau marque une rupture, la numérisation laisse entrevoir la nécessité d’un « retour » de « l’humain » dans l’entreprise. Humanité du management qui se traduit grâce à des concepts et à des mots chaleureux : « management bienveillant » pour donner aux collaborateurs les moyens d’accomplir une mission en les aidant à conforter leurs atouts, « considération » pour considérer l’autre pour ce qu’il possède d’unique, de singulier.

L’humain s’incarne également grâce à des initiatives positives. Des contributions qui peignent l’avenir aux couleurs de l’espoir. « L’entrepreneur social 2.0 » témoigne de cette tendance à changer le monde au quotidien. « L’entrepreneur social 2.0 » existe grâce à des réseaux comme MakeSense qui aident justement les entrepreneurs sociaux à développer leurs projets.

On ne cesse d’écrire qu’il faut « réinventer le modèle ». Cette « ré-invention » est peut-être déjà en marche. Le « code du travail » est bousculé. Et si, « les robots » sont à «l’assaut du boulot ». Ce n’est pas grave, docteur. Ils sont bien utiles dans les maisons de retraite !

Jeanne Bordeau

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