2 000 milliards

« 2 000 milliards », cela pourrait être le titre d’un polar, c’est en réalité le paysage économique de 2014 où « la dette » cohabite avec « la réforme » !

Economie, Jane Bee
Economie, Jane Bee

Le leitmotiv de l’économie

C’est un refrain très entendu en 2014 : « déficit », « dette », « réforme », et « croissance » se bousculent dans les médias. Face à ces craintes ou ces espoirs de relance, on entend également le mot « Pacte ». Mais quel pacte ? Celui de « responsabilité »… Ou « d’irresponsabilité », s’amusent certains pourfendeurs.

Le « Pacte » conduit les débats économiques car tout le monde s’interroge sur l’impact des décisions du pouvoir. « Et si Hollande avait tout faux ?» observent certains. Mais ces questionnements sont balayés par l’effervescence du numérique.

Car les monopoles sont brisés avec l’émergence d’entreprises novatrices  telle « Uber » et sa vision disruptive du taxi ! Et dans la foulée, les « professions règlementées » sont remises en causes.

Dans ce contexte de mutation, les optimistes rétorquent : peut-être faut-il escompter quelques effets positifs de la «loi Macron » ?»

 

Attention ! L’horizon est sombre

Le pays attend de voir si les décisions politiques déjoueront les sombres prévisions de l’an 2014. « Croissance zéro », « chômeurs », « dette = 2 000 milliards » se déclinent dans  les quotidiens. Faut-il alors se tourner vers la solution « rigueur »? Le scénario de l’avenir a de nouveaux acteurs : « Valls » plus « Macron » !

Et, pour redonner un peu de lumière à l’économie, une autre solution : avoir « l’esprit start-up » et être doué de « l’entrepreneur attitude ».

Cela ne suffit pas à dissiper les motifs de spleen. En effet, La « colère » frappe « les médecins, les pharmaciens et les notaires ». « Les classes moyennes » se sentent « délaissées ». « Impôt» est un mot qui agace. Et forcément, en  temps de crise, les « parachutes dorés » tombent forcément mal et les apparatchiks ont mauvaise presse.

 

Les embellies du numérique et du savoir

En dépit des arguments qui militent en faveur de ternes perspectives,  des embellies marquent les esprits. Ainsi, nous avons des étoiles comme « Piketty superstar », des Nobel comme « Tirole ».

Et, la France peut se consoler, elle est une terre de « sharing economy » et de « partage ». D’ailleurs, Paris possède sa « Sentier valley ». Les héros de cet univers 3.0 sont évidemment les « start-uppers ». Le remède au pessimisme se nomme peut-être « French tech ». Les « data centers » de dimension internationale sont des emblèmes de promesses et de réussites.

 

Mais n’oublions pas l’essentiel

L’économie ne sera plus jamais la même car elle est « made in the world ».  Comme une confirmation de ce constat, le monde entier pleure Christophe de Margerie : « Total sous le choc ». La planète observe « BNP Paribas » et son « amende historique ».

Certes, malgré cette époque mondialisée, il reste des préoccupations françaises : un fleuron national comme « Air France » se retrouve avec un « plan dans l’impasse » et SNCF est bousculé par RFF. Grève du rail et le TGV devient un sujet de questionnement.

C’est un face à face de mots angoissants et de mots porteurs d’avenir. Alors peut-être faut-il décider d’être optimistes.

Jeanne Bordeau

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