En 15 ans, Elon Musk a fait fortune sur le Net, ravitaillé la station spatiale internationale et créé une voiture de sport tout-électrique. Demain, il prévoit de révolutionner le transport longue distance, de connecter l’humanité à Internet et de coloniser Mars.

A 43 ans, Elon Musk n’a pas chômé : il a déjà cofondé un service de paiement en ligne qui a donné des sueurs froides aux banques, un fabricant de panneaux solaires, un constructeur de voitures électriques, bouleversé l’industrie spatiale et inspiré le Tony Stark d’Iron Man au cinéma. Surtout, il a eu l’honneur d’un épisode des Simpsons. Et le richissime homme d’affaires, dont la fortune est évaluée à 8,8 milliards de dollars, n’a pas l’intention de s’arrêter là. Ses prochains projets ? Révolutionner les transports longue distance et coloniser la planète Mars. Rien que ça. Début 2013, il expliquait à l’administrateur de TED, Chris Anderson, le moteur de son ambition : « Quand j’étais à l’université, je me demandais quels étaient les problèmes les plus susceptibles d’affecter le futur du monde ou de l’humanité ».

Elon Musk est né en Afrique du Sud en 1971. À l’adolescence, l’entrepreneur précoce crée un jeu qui lui rapporte quelques centaines de dollars. À 17 ans, il quitte son pays natal pour le Canada, d’où sa mère est originaire, afin d’échapper au service militaire dans un pays qui pratique l’Apartheid. À partir de 1992, il étudie la physique et le commerce à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie. Devenu citoyen américain, il intègre Stanford pour suivre un doctorat en physique énergétique. En 1999, il cofonde la banque en ligne X.com, un embryon de PayPal, qu’eBay achètera en 2002 pour 1,5 milliard de dollars. Musk en tire un petit pactole qui lui permettra de réaliser ses rêves. « Il n’est pas le seul à avoir fait fortune sur Internet à cette période. Mais Elon Musk est un bâtisseur qui construit pour l’avenir en s’appuyant sur sa vision, ses valeurs et sa volonté », éclaire André-Yves Portnoff, directeur de l’Observatoire de la révolution de l’intelligence à Futuribles International.

Aymeric Marolleau

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