Digitalisation de la fonction RH : une pratique qui se développe

En 2017, deux entreprises sur trois sont équipées d’un outil de paie ou de gestion des temps digitalisés. Une proportion qui chute rapidement pour d’autres outils pourtant essentiels, tels que l’évaluation des compétences, l’administration du personnel et la gestion des notes de frais, dont seule une entreprise sur trois est équipée.

Si le gain de temps (28,8%) et un meilleur partage des informations (28,1%) sont les principaux avantages évoqués par les répondants, le frein majeur à l’adoption d’outils digitaux évoqué par la fonction RH est l’aisance inégale des collaborateurs vis-à-vis des nouvelles technologies, sur laquelle 23,5% des répondants se retrouvent, loin devant les craintes de défaillances techniques (7,3%) ou la valeur juridique des documents (5,6%).

Sans surprise, la maturité des entreprises au regard du digital est très disparate. Ainsi, pour l’évaluation des compétences par exemple, les entreprises de plus de 3000 salariés sont équipées à 65% quand les entreprises de moins de 250 salariés avoisinent les 16%.

Alors que les outils RH sont encore loin d’être tous digitalisés, la digitalisation de la fonction est aujourd’hui clairement au cœur des enjeux de transformation et de performance pour les entreprises. Pour les DRH interrogés, l’entreprise doit maintenant plus que jamais rendre sa fonction RH robuste par le lancement de chantiers SIRH et digitaux lui permettant ainsi de s’adapter au mieux à l’évolution technologique et rapide de l’ensemble des métiers de l’organisation.

« Les priorités d’implémentation des entreprises par rapport à leur SIRH sont assez homogènes entre le décisionnel, les outils collaboratifs, le pilotage intégré, la dématérialisation des documents et l’augmentation du périmètre des processus RH couverts. Après avoir déjà mis en place des systèmes de gestion de la paie et de gestion des temps, la prochaine étape semble celle des outils au service du développement RH à un horizon de cinq ans  », détaille Eric Ruty, directeur général de Bodet Software. 36,1% des entreprises envisagent ainsi de digitaliser l’évaluation des compétences d’ici cinq ans, suivie de près par la formation (32,5%).

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