Le verbatim à retenir…

Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde

Gandhi

Le graphique encourageant

Selon l’enquête de Bpifrance concernant 2016, les anticipations des dirigeants de PME restaient plutôt bien orientées, l’indicateur prévisionnel gagnant 17 points en un an. L’optimisme était surtout de mise dans l’industrie, les services aux entreprises et le commerce de gros, avec un indicateur sur les perspectives futures d’activité à un plus haut depuis 2010 dans ces secteurs. Les anticipations apparaissent sensiblement plus élevées dans les PME innovantes (+39) ou exportatrices (+37).

Des chiffres et des lettres agréables

84% des Français disent être indifférents au fait d’avoir un homme ou une femme comme supérieur hiérarchique, selon, Ifop. Un fait révélateur qui montre que les femmes sont tout autant capables de diriger une équipe que les hommes. L’enquête a même suscité des discussions sur les réseaux sociaux. Le sondage a été réalisé du 14 au 16 octobre auprès d’un échantillon de 1010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La bonne nouvelle ici et maintenant

Selon le bilan du commerce extérieur livré par Matthias Felk, le 5 février 2016, les exportations françaises sont en hausse (+4% en valeur, à 455 milliards d’euros). De plus, la progression du nombre d’exportateurs est avérée en 2015, avec +3,1% (après +0,2% en 2014). Au total, 125000 entités légales exportatrices ont été recensées par les douanes en 2015. « Le tissu qui avait été détruit par la crise est en train de se reconstituer », s’est-félicité Matthias Fekl.

Pour rêver très loin

Une chambre d’exposition aux allergènes a été inaugurée au CHU de Strasbourg. Une première en France car cette innovation permettrait de mieux comprendre les allergies et de tester les nouveaux traitements. La chambre rassemblera des volontaires qui seront exposés (durant quatre heures) à une pulvérisation, par des trous dans le plafond, à différents allergènes (acariens, poils de chat, pollens de graminées, pollens de bouleau, etc.). Toutes les dix minutes, les cobayes répondront à des questionnaires et seront en permanence surveillés. La chambre sera surtout utilisée par les laboratoires pharmaceutiques, qui vont tester l’efficacité de futurs médicaments antiallergiques ou de futurs collyres pour les yeux.

Des brèves qui donnent le « smile » le matin…

Grâce à la chute des cours du pétrole, le déficit commercial français s’est réduit en 2015, pour s’établir à 45,7 milliards d’euros. La facture énergétique du pays est nettement allégée. Comme l’a expliqué le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Matthias Fekl, « 80% de cette baisse est due aux évolutions que l’on constate sur les prix de l’énergie et au niveau de l’euro », autrement dit à des facteurs exogènes.

Il est le Messie qui est venu sauver la France du chômage. A seulement 22 ans, Paul Duan, un vrai génie du Big data, s’est lancé un défi : venir à bout du chômage grâce à un algorithme. Ce natif de Trappes a déjà signé un partenariat avec Pôle Emploi, qui lui ouvre ses bases de données. En exploitant ces dernières, le jeune entrepreneur va créer une application qui permettra de guider le demandeur d’emploi de manière plus personnalisée dans ses démarches. Ainsi l’application proposera à chaque chômeur des offres d’emploi et des formations plus adaptées à son profil. Le lancement du programme est prévu d’ici la fin de l’année.

Le magazine économique Forbes a publié la première édition de son classement “30 under 30” (moins de 30 ans) des personnalités les plus influentes en Europe. Et la première de la classe dans la catégorie “entrepreneur social” est… une jeune Française, Joséphine Goube, qui a développé une plateforme d’information pour informer les réfugiés et les migrants. Mais elle n’est pas la seule à représenter notre pays. 24 Français occupent les places réparties dans les dix catégories créées par le magazine : “les arts” (3 Français), “le divertissement” (2), “l’industrie” (2), “les médias” (1), “la politique” (2), “les entrepreneurs sociaux” (7), “le commerce et l’e-commerce” (3), “science et médecine” (1), “la finance” (1) et “la technologie” (2).

D’après l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA), le marché automobile français est en hausse de 3,9% en janvier 2016, par rapport au même mois de 2015. Une progression supérieure à celle de nos voisins allemands (+3,3%) et britanniques (+2,9%). En ce qui concerne les constructeurs français, PSA Peugeot Citroën (+3,9%) s’en sort mieux que le groupe Renault (+0,7%).

La belle histoire du mois : Entrepreneure à 17 ans et fière de l’être

A 17 ans, Noémie Dufour fait partie de ces enfants qui ont pu réaliser leur rêve. Celui de Noémie n’est pas des moindres. Il y a quelques mois l’adolescente a pu ouvrir son salon de toilettage pour animaux à Pont-à-Vendin (Pas-de-Calais). « Je suis tombée amoureuse de ce métier depuis mon stage de sixième », explique Noémie Dufour. Depuis lors elle savait exactement ce qu’elle ferait plus tard. « Après la troisième, j’ai suivi une formation en alternance dans un salon à Loos-en-Gohelle. ». Le diplôme en poche, elle veut absolument ouvrir une petite entreprise. « Étant donné que je n’avais pas 18 ans, j’ai dû me faire émanciper pour être propriétaire de mon commerce », raconte Noémie Dufour. Cette rapidité s’expliquait par le fait que la jeune fille avait déjà repéré un local en centre-ville où il n’y avait pas de salon de toilettage. Grâce à 5000 euros d’économies investis et un coup de main de sa famille, Noémie a lancé son salon de toilettage avec l’aide de ses parents et amis : plomberie, peinture, carrelage, pose de baignoires… Très mature pour son âge, Noémie Dufour a su se créer une clientèle et même se faire connaître auprès des vétérinaires du secteur. « J’ai fait une spécialisation en spa. Je peux proposer des soins spécifiques comme les bains à bulles ou les bains de boue », souligne la jeune entrepreneure. Indépendante et ambitieuse aujourd’hui, Noémie Dufour souhaite fidéliser sa clientèle. Le pari semble bien parti car au mois de février la jeune fille est passée dans l’émission “30 millions d’amis”, sur France 3.

Le beau geste impromptu : Un numéro vert pour les dirigeants en détresse

Il y a un an, trois coaches d’entreprise et deux psychologues se sont rendu compte que parmi leurs clients se trouvaient des dirigeants d’entreprise traversant des moments difficiles dont ils avaient besoin de parler. « Souvent, les dirigeants d’entreprise en difficulté se trouvent dans une sorte d’isolement. Ils ne veulent ou ne peuvent se plaindre à quiconque. Nous avons décidé de leur offrir cette possibilité », explique Nathalie, l’une des cinq fondateurs de l’association. Depuis le premier octobre 2015, ces professionnels de la relation d’aide ont fondé l’association « Écoute dirigeants en détresse » (hébergée à la CCI de la Loire Atlantique) et ont mis en place une plateforme téléphonique totalement gratuite pour les dirigeants en détresse de la région nantaise. En plus de leur qualification, les cinq bénévoles ont suivi une formation à la crise suicidaire auprès de l’Agence régionale de santé (ARS). Petit à petit, ils se sont fait connaître par le biais de leur réseau. Aujourd’hui, ils sont à l’écoute de ceux qui en ont besoin du lundi au vendredi de 8h à 20h. « Nous recevons surtout les appels lourds qui durent en moyenne une heure et demie », raconte Nathalie. Les interlocuteurs tentent de comprendre le problème de la personne, sa source, son état. Ils l’encouragent et tentent de lui remonter le moral. Les appels sont variés et les demandes différentes : un dirigeant de TPE dont la boutique et le couple traversent des difficultés, une épouse inquiète pour la santé de son mari, un dirigeant au fond du gouffre (l’entreprise va mal, il a des addictions à l’alcool), un dirigeant qui a tenté de se suicider. « Nous travaillons avec un réseau de médecins, psychologues et consultants en addictions. Ils ont tous pris un engagement de recevoir les appelants dans les 72h après l’appel », raconte Nathalie. C’est pourquoi pour le moment, ils ne peuvent pas recevoir les appels d’autres régions. Un protocole est également mis en place au cas où les écoutants détectent les risques suicidaires chez les dirigeants. Cependant, aucun dossier n’est rédigé, tous les appels sont anonymes. « Nous demandons les coordonnées seulement pour une orientation vers un professionnel », précise Nathalie. Aujourd’hui, l’association est à la recherche de nouveaux adhérents capables d’effectuer bénévolement des permanences téléphoniques. « Si vous connaissez dans votre entourage des dirigeants en détresse résidant dans la Loire Atlantique, n’hésitez pas à leur donner ce numéro : 06 73 52 47 84 », conclut Nathalie.

La bonne action sociale inattendue : Un entrepreneur qui sert l’humanité en silence

Il y a six ans, Benoît Delol était formateur chargé du module “étude de marché” au sein de l’organisme Créajeunes Paris (Adie). « Au contact des jeunes souhaitant créer une entreprise, j’ai pu comprendre qu’ils avaient beaucoup de difficultés pour trouver un bureau », se souvient Benoît Delol. Ce souci était notamment dû à des moyens financiers restreins des jeunes créateurs. « J’ai donc eu l’idée de créer un espace de coworking solidaire pour les gens avec un petit revenu, surtout pour ceux qui perçoivent le RSA ou sont au chômage », explique Benoît Delol. Alors que le prix d’un coworking parisien peut atteindre 400 euros TTC par mois, Benoît Delol ne demande que 99 euros. Bien sûr, ce tarif ne serait pas aussi petit sans la bonne volonté de Benoît et les forces qu’il a employées. « J’ai contacté la mairie de Paris en expliquant mon projet. Elle m’a promis une subvention de 5000 euros », raconte Benoît Delol. Après de longues recherches de locaux, il a frappé à la porte de l’association Aurore. Située au sein de l’ancien hôpital Saint-Vincent de Paul (14ème arrondissement), elle a accepté la demande de Benoît. « L’association a l’habitude de louer des locaux aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Le projet d’un coworking “Mon premier bureau” leur a tout de suite plu », explique Benoît Delol. Les 145m² de “Mon premier bureau” disposent de 19 postes de travail, d’un espace réunion, d’un espace café et même d’un atelier de 19m² pour les entrepreneurs artisans. « Pour que les gens ne se sentent pas dans un coworking low-cost, j’ai voulu aménager l’espace », dit Benoît Delol. Pour cet aménagement, le président de l’association n’a presque pas déboursé un sou. « J’ai contacté une douzaine d’entreprises, à qui j’ai expliqué mon projet puis demandé de l’aide », raconte-t-il. La peinture, la moquette, les cloisons pour les bureaux, les luminaires, les tableaux pour la salle de réunion, l’aspirateur, les tables, les chaises… Tout a été offert par des grandes marques évoluant dans le haut de gamme. Au total, les dons d’entreprises avoisinent les 36000 euros. « Fagerhult, une fabrique suédoise de luminaires dont le siège français est installé à Lyon, a décidé de faire de notre coworking un showroom parisien pour ses clients », sourit Benoît Delol. Bien que le local ne soit pas encore totalement aménagé, les postes de travail sont déjà occupés et les demandes s’accumulent. « Je ne peux pas accepter tout le monde », déplore Benoît Delol. En effet, l’entrepreneur se réfère à une sorte de charte de sélection. Le premier critère est social. « Je regarde le revenu actuel des personnes », souligne Benoît Delol. En effet, le coworking est réservé non pas à ceux qui souhaitent faire des économies mais à ceux qui ont vraiment besoin d’un endroit pour travailler. « L’idée est aussi de varier les secteurs d’activité », précise-t-il. Ainsi, “Mon premier bureau” regroupe des personnes de tout âge avec des projets variés comme une entreprise proposant des solutions solaires pour l’Afrique, une agence d’hôtesses, un site internet dans le domaine de la e-santé ou de téléphonie. Parmi les artisans, on trouve deux jeunes femmes qui fabriquent des nœuds papillon ou encore des bijoux en métal. Benoît Delol ne compte pas s’arrêter là. Son premier coworking solidaire devrait servir de vitrine et si tout va bien de nouveaux espaces s’ouvriront petit à petit dans d’autres arrondissements parisiens et en province.

L’onde positive

par Thierry Saussez, Fondateur du Printemps de l’Optimisme

Entreprenez

Entreprendre c’est exprimer une vision très optimiste de la vie spécialement en période de crise, lorsqu’il s’agit de prendre des risques ne serait-ce que pour commencer à créer son propre revenu.

Entreprendre est un idéal de vie. Il y a peu de projets aussi exaltants que celui de concrétiser une idée, de développer une activité, de créer des richesses, pour soi-même et pour les autres.

L’entrepreneuriat est certainement le domaine dans lequel se cumulent le plus de valeurs de l’optimisme. C’est l’expression la plus haute de la liberté et de la responsabilité sociale. C’est un acte de foi, d’engagement qui donne un sens à sa vie. C’est la capacité à exprimer une vision, à définir les bons objectifs, à vivre ses rêves. C’est une action d’intérêt général pour la formation, l’emploi, la contribution aux finances publiques. C’est la libération d’une formidable énergie personnelle et collective, d’un leadership exemplaire, d’un courage quotidien. C’est la nécessité de communiquer, en interne pour motiver une équipe, en externe pour convaincre les clients. C’est la maîtrise de soi, de ses émotions, le self contrôle, l’art de contourner les obstacles, de saisir les opportunités, de rebondir après une déconvenue.

L’esprit d’entreprendre peut aussi vous inspirer pour d’autres projets que la création de sociétés. Je pense aux travailleurs indépendants, aux professions libérales, aux autoentrepreneurs qui testent, au préalable, un marché. Je pense également à tout projet associatif ou sur Internet qui illustre les mêmes valeurs et apporte des satisfactions de nature identique.

Entreprenez ou, même en tant que salarié, cultivez cet état d’esprit. C’est celui du bonheur de se réaliser pleinement, la plus belle des aventures.

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