Le verbatim à retenir…

Aucun pessimiste n’a jamais découvert le secret des étoiles, navigué jusqu’à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l’esprit humain

Helen Keller, écrivaine et militante politique américaine, aveugle, sourde et muette.

Le graphique encourageant

L’année 2015 se clôture par un rebond des taux de marge des entreprises. En effet, selon l’Insee, le taux de marge a grimpé de 1,1 point en 2015 pour s’établir à 31,4% de la valeur ajoutée contre 29,6% au premier trimètre 2014. Mieux encore, mi-2015, l’industrie avait retrouvé son niveau de marges d’avant la crise. Comme l’explique l’Insee, cette amélioration est due à la baisse des prix du pétrole et de la montée en puissance du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Des chiffres et des lettres agréables

80 % des dirigeants français entament la nouvelle année en étant confiants sur les perspectives de croissance du pays, selon une étude mondiale CEO Survey réalisée par le cabinet d’audit KPMG. Un pourcentage qui contraste avec leurs voisins britanniques (70%) et allemands (51%). De plus, 61% des chefs d’entreprise français déclarent avoir confiance en l’évolution de leur entreprise sur les trois prochaines années.

La bonne nouvelle ici et maintenant

En décembre, les députés ont voté un amendement offrant aux véhicules d’entreprise roulant à l’essence l’avantage fiscal dont bénéficient déjà ceux qui roulent au diesel. Le but est de mettre fin à l’inégalité de traitement fiscal entre les deux. Le texte sera examiné prochainement par le Sénat. L’alignement se fera progressivement d’ici 2017.

Pour rêver très loin

Les ingénieurs de Disney Research ont créé un robot capable de se déplacer rapidement le long des surfaces verticales. En faisant naître Vertigo, les concepteurs ont voulu élargir les possibilités des robots, qui dans la plupart des cas ne peuvent pas surmonter les obstacles tels que les murs. L’engin fait 60 cm de long, pèse 2 kilos, est muni de quatre roues et deux hélices pour l’aider à surmonter plus facilement les obstacles. Contrairement aux autres dispositifs créés auparavant, celui-ci est plus rapide. Les développeurs disent que Vertigo peut être utilisé à des fins diverses : dans l’industrie automobile, le contrôle industriel ou comme aide ménager.

Des brèves qui donnent le « smile » le matin…

Selon une enquête menée par les chercheurs en management du cabinet de communication MCBG Conseil, 92% des journalistes considèrent que le traitement médiatique réservé aux start-up tend à romancer les aventures entrepreneuriales. Leur observation principale ? Les start-up françaises ont la cote auprès des médias.

Elles n’ont rien demandé et pourtant lors de son discours à l’occasion de la nouvelle année, François Hollande a promis une nouvelle aide à l’embauche pour les PME. La promesse sera présentée par le Président de la République au Conseil économique, social et environnemental. L’État semblerait prévoir d’allouer une prime forfaitaire de l’ordre de 1000 à 2000 euros sur les nouvelles embauches de salariés peu qualifiés, pour enfin faire drastiquement baisser les chiffres du chômage.

Pour la deuxième année consécutive, les Français ont été le deuxième pays présent en force en nombre de start-up présentes à Las Vegas (Nevada) au Consumer Electronic Show (CES). En effet, 190 start-up françaises se sont classées deuxièmes par leur nombre derrière les États-Unis et premières au niveau européen. Ce qui traduit bien la volonté de renforcer la visibilité des jeunes pousses françaises à l’international, aussi bien vis-à-vis des médias que des distributeurs et des investisseurs. Pour cela, elles ont bénéficié d’une courte présence (24 heures) du ministre de l’Économie et du Numérique, Emmanuel Macron.

Selon le baromètre sur la compétitivité des entreprises de tailles intermédiaires (ETI) mené par Amundi Asset Management en partenariat avec Meti et Option Finance, 90% des dirigeants français d’ETI estiment que leur entreprise est compétitive. En parallèle, 72% constatent que leur compétitivité s’est améliorée au cours des 12 derniers mois. Ainsi, le pourcentage se trouve en progression de 5 points par rapport à la précédente vague du baromètre. De même, le sondage montre que 81% des dirigeants d’ETI jugent aisé l’accès au financement.

Les résultats du 52e Observatoire Banque Palatine des PME-ETI montrent que la confiance résiste chez les dirigeants de PME-ETI. En effet, après les attentats du mois de novembre, les entrepreneurs ont été pris d’un élan de panique. Cependant, l’Indice Investissements Palatine-OpinionWay continua de progresser au mois de décembre pour culminer à 113 points (niveau jamais atteint). Cela se confirme également dans les éléments stratégiques prioritaires tels que l’innovation qui a augmenté de cinq points (soit 71%) et l’investissement qui s’est haussé de six points (soit 69%).

D’après l’index de palmarès de Women Equity, le premier programme européen dédié aux PME de croissance dirigées par des femmes, ces PME se distinguent par une meilleure rentabilité des appareils de production, en vue sectorielle comme par classes de chiffres d’affaires. Ainsi, parmi les 32550 entreprises analysées en 2015, 56% se sont exportées à l’international, ont créé 7000 emplois et ont cumulé 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2014, représentant ainsi une hausse de 34% par rapport à l’année 2013. Elles affichent donc 17 fois le taux moyen de croissance du CA à un an de l’Index, 11 fois son taux moyen à trois ans, quatre fois le taux de croissance moyen de l’EBE des entreprises de l’Index. Elles accélèrent leur croissance en 2014, contrairement aux entreprises de l’Index.

Le nouveau président de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand, a lancé “Proch’emploi”, un dispositif pour aider les Nordistes à retrouver du travail… Le numéro vert, basé à Amiens, devra faire le lien entre les offres d’emploi non pourvues et les chômeurs de la région.

Selon l’Insee, la reprise économique de la France est partie sur un bon pied. Avec 1,1% en 2015 et 1% au premier trimestre 2016, l’Insee reste optimiste. Les prévisions sont donc les suivantes : fort de ce regain de croissance, le chômage devrait baisser d’ici juillet pour atteindre 10% en métropole (donc -0,2 points). De plus, l’investissement devrait également accélérer, aussi bien pour les ménages (hausse des mises en chantier) que pour les entreprises (+2% en 2015, +1,7% au premier semestre 2016).

Oddo & Cie (Banque d’investissement et de gestion de capitaux) et le magazine Challenge ont évalué la performance des chefs d’entreprise en termes de croissance, rentabilité et résultats boursiers sur l’année 2015. Onze dirigeants français se retrouvent dans le top 100 du palmarès. Leur nombre a été multiplié par deux en comparaison avec l’an dernier. Ainsi, retrouve-t-on dans le peloton Jacques Aschenbroich (Valeo, 14e), Benoît Potier (Air Liquide, 15e), Martin Bouygues (Bouygues, 26e), Maurice Lévy (Publicis, 39e), Carlos Ghosn (Renault, 40e), Bernard Arnault (LVMH, 44e), Jean-Paul Agon (L’Oréal, 55e), Olivier Piou (Gemalto, 58e), Gilles Schnepp (Legrand, 59e) et Tidjane Thiam, le Franco-Ivoirien qui était encore à la tête de l’assureur britannique Prudential en 2014, avant de prendre cette année les rênes de Crédit Suisse. La France arrive donc en deuxième position derrière les Etats-Unis (et à égalité avec le Royaume-Uni) parmi les pays les mieux représentés de ce classement. Suivent : l’Allemagne, le Canada, le Japon et la Suède (ex aequo).

 

La belle histoire du mois : La solidarité locale au profit d’une entreprise

En octobre 2012, Jacques Vial rachète avec ses associés une entreprise de chaussures basée à Villars (Dordogne). « L’usine a connu une belle période dans les années 90. Mais nous l’avons reprise après un dépôt de bilan en plan de continuation ; tous les accès à l’argent étaient donc interdits, explique-t-il. Par miracle nous avons pu faire vivre l’entreprise avec 24 salariés. » Les dirigeants développent alors la marque Souts (en patois sabots). Un terme qui s’ancre dans le terroir, connu pour la production de chaussures et chaussons. Mais le conte des chaussures légères, colorées et dynamiques commence à s’assombrir peu à peu. « Nous n’avions pas le volume de commandes nécessaire pour faire tourner la boîte. A cause des soucis antérieurs à la reprise de l’usine, nous rencontrions également des difficultés à financer réellement l’affaire », confie Jacques Vial. Ainsi au mois de novembre, Souts reçoit une convocation au tribunal de commerce. Désespéré, le dirigeant de l’entreprise fait la promotion de l’usine et de ses produits. « La presse a relaté nos difficultés, ce qui nous a permis de créer des points de vente, notamment à Brantôme et au marché de Noël », explique Jacques Vial. Les gens affluent alors pour découvrir la marque et acheter une ou deux paires. « La population a été vraiment formidable ! Je ne m’attendais pas à ce que les gens s’intéressent à tel point à nous. Certains sont même revenus pour prendre de nos nouvelles », se souvient Jacques Vial. Par miracle, la veille du passage au tribunal, la marque a pu récolter 45000 euros (de vente). « Sur l’ensemble, nous avons rassemblé 95000 euros. De quoi prouver que nous sommes capables de payer nos salariés et faire marcher notre usine », conclut-il. Cependant les problèmes ne sont pas encore terminés pour Souts car le 12 février, la marque sera de nouveau convoquée au tribunal de commerce qui observera son évolution. Malgré tout, Jacques Vial reste optimiste et confiant : « Nous avons reçu des commandes, d’autres se sont débloquées. Nous avons également une nouvelle commerciale et étudions d’autres pistes ».

 

Le beau geste impromptu : Les employés d’une entreprise offrent 215 jours de RTT à leur collègue

A Evron, en Mayenne, Howmet Ciral, la fonderie d’aluminium à la cire perdue spécialisée dans la fabrication de pièces pour l’aéronautique civile et militaire, a connu un bel élan de solidarité. Sandrine, une des employés de la société depuis 1998, a été confrontée à une épreuve difficile. Les médecins ont découvert chez son fils cadet Noah, âgé de neuf ans, une vilaine tumeur au cerveau. Un traitement médical et la présence constante de sa maman ont été nécessaires au garçon. Sandrine a donc pris 90 jours d’arrêt de travail. Mais avec la perte de son salaire de 10 à 15%, elle ne pouvait subvenir aux besoins de ses trois enfants, d’autant plus que son mari avait péri en 2007. Ses jours d’arrêt de travail arrivant à leur terme Sandrine s’est retrouvée dans une impasse. Pourtant, sans qu’elle le sache, sa bonne étoile s’était timidement allumée… Les salariés de son entreprise, au courant de sa situation familiale, se sont mobilisés pour l’aider. « Les collègues de son atelier ont sollicité leur manager pour réaliser un don de jours RTT, possible grâce à la loi du 9 mai 2014 », explique Sylvie Establie, DRH de l’entreprise. Tous les 292 salariés répondent présents. Fin septembre, le conteur de « bonne foi » affichait 215 jours RTT de dons anonymes et irréversibles. Sandrine prévenue par l’entreprise a été émue aux larmes. Un élan de solidarité qui a également surpris la direction. « Parfois dans les grandes entreprises comme la nôtre, il est difficile de créer une certaine cohésion entre tous les salariés. Cette solidarité de la part des employés nous montre qu’il existe un engagement au sein de notre société », confie Sylvie Establie. L’application des jours RTT de Sandrine a commencé le 5 octobre. Elle bénéficie aujourd’hui de dix mois de congés payés, en plus de ses propres jours RTT qu’elle continue d’acquérir. « Nous espérons que ce temps lui permettra de s’occuper de son fils dans la totalité de son traitement et si besoin, qu’elle pourra utiliser ses propres congés », souligne Sylvie Establie. Depuis cet événement, Sandrine a été beaucoup médiatisée et aujourd’hui, elle reçoit du courrier avec du soutien, des dons et des appels téléphoniques pour des propositions d’aide. Quant au petit Noah, il a subi le 17 novembre une opération. La tumeur a été enlevée. Il continue de suivre la radiothérapie et les séances de chimio.

 

La bonne action sociale inattendue : Un entrepreneur qui sert l’humanité en silence

Homme d’affaires, extrêmement religieux, emphatique, agoraphobe notoire, vivant sur un bateau à Amsterdam, chef d’entreprise avec pourtant un salaire modeste… Jean Baptiste Descroix-Vernier accumule autant d’aspects atypiques que de gestes généreux. Depuis toujours, ce PDG d’une grande entreprise du Web, Dalenys (ex-Rentabiliweb), sait que pour lutter contre la misère dans le monde, « la meilleure arme est l’argent ». Ayant bâti sa carrière professionnelle, il n’a pas oublié sa volonté d’aider ceux qui en ont le plus besoin. Voilà près de sept ans qu’il a ouvert une fondation en Belgique qui s’occupe de l’installation de puits en Afrique (Guinée, Togo, Burkina Faso). Peu de gens sont au courant de son activité humanitaire, qu’il garde secrète. Pour Jean-Baptiste Descroix-Vernier, il n’y a rien dans les zones sans eau potable. Cette dernière est le début de la survie. Selon l’observatoire des inégalités, près de 37% de la population africaine n’y a pas accès. Les habitants se débrouillent comme ils peuvent avec des ruisseaux gorgés de bactéries provoquant la dysenterie et autres maladies hydriques. Ces dernières enlèvent la vie de 2,2 millions de personnes (surtout des enfants) par an. Grâce à Jean-Baptiste Descroix-Vernier, ses partenaires ingénieurs et une ONG française spécialisée en eau potable « Hydraulique sans frontières », la mortalité dans les villages où ils ont installé les puits est en forte baisse. Depuis, les habitants des régions qu’il côtoie l’ont surnommé « l’ange de la vie ». Humble, Jean-Baptiste Descroix-Vernier ne dévoile jamais les sommes qu’il a investies au profit de l’humanitaire. L’équipement d’un village en eau potable coûte néanmoins près de 50000 euros. Après sa mort, l’entrepreneur, âgé de 45 ans, veut continuer de servir l’humanité et a prévu de léguer toute sa fortune à une quinzaine d’associations.

 

L’onde positive

par Thierry Saussez, Fondateur du Printemps de l’Optimisme

Elle vient du latin gratia qui signifie la grâce. Nous sommes reconnaissants envers toute personne d’un geste qui nous touche ou de toute chose qui nous fait du bien. Encore faut-il l’exprimer. Pas seulement avec le merci de politesse, automatique, de simple convenance, comme pour s’en débarrasser rapidement, qu’on nous appris dans notre enfance.
Les enquêtes réalisées, notamment aux États-Unis, sont sans équivoque. On réunit deux groupes qui tiennent un journal d’expériences quotidiennes. Le premier est confronté à des situations désagréables, le second à des événements dont on peut être reconnaissant (qui lui font du bien et l’amènent à remercier). Le séjour terminé, le second groupe est nettement plus positif, optimiste, enthousiaste pour l’avenir.
Exprimer régulièrement sa gratitude conduit à un niveau de satisfaction plus élevé. On se fait plaisir en faisant plaisir. Dire merci fait référence à un moment agréable, à une attention que vous avez remarquée et constitue donc une source de bonne humeur.
Il faut faire l’effort d’appliquer une méthodologie simple : constater le bien reçu, même un petit bonheur qu’il soit matériel ou immatériel, évaluer l’effort qu’il a nécessité, manifester sa reconnaissance à la source du bienfait.
La gratitude est un enjeu collectif. Elle détourne du seul moi, efface ses petits soucis ou contrariétés. Elle nous relie aux autres, exprime notre confiance dans la nature humaine, suscite la joie partagée autour de nous.
Elle développe un effet d’entraînement. Plus on l’exprime, plus l’on trouve des occasions de le faire. C’est le cercle vertueux du bien-être.
Vous pouvez très aisément dans la correspondance dépasser la formule usuelle de politesse en disant simplement merci beaucoup ou un grand merci ou mille mercis.
Chaque jour, vous pouvez trouver quantité d’occasions d’exprimer votre gratitude, par une phrase, un coup de fil, un SMS, une lettre à un membre de votre famille, un ami, un voisin, un collègue, un collaborateur, un professeur et même votre patron.
C’est vraiment un tout petit effort, une magnifique discipline dont le gain personnel et collectif est considérable.

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