Le verbatim à retenir…

Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses

Franklin Roosevelt

Le graphique encourageant

Le vent souffle dans le sens de l’éolien. Au cours du premier semestre 2015, le secteur a confirmé son rebond avec 523 mégawatts ajoutés au parc français (soit un total de 9713 MW). Optimistes, les professionnels de l’éolien tablent cette année sur un objectif de 1200 MW, soit une croissance de 15% par rapport à l’année dernière (1042 MW). Au cours de l’exercice 2013, seulement 632 MW avaient été installés.

Des chiffres et des lettres agréables

C’est, en milliards de dollars, la somme que le prince saoudien Al-Walid Ben Talal a décidé de consacrer à des projets philanthropiques, soit la totalité de sa fortune ! Il a indiqué vouloir soutenir notamment des programmes sociaux et scolaires en faveur de l’émancipation des femmes et des jeunes, mais aussi des opérations de secours sanitaire. Le prince a affirmé vouloir contribuer à créer « un monde plus tolérant ». Bonne idée.

La bonne nouvelle ici et maintenant

L’effort en matière d’accès aux hautes études est significatif. Selon les chiffres récemment publiés par la Conférence des grandes écoles et Passeport avenir, plus de la moitié des grandes écoles françaises comptent aujourd’hui parmi leurs effectifs plus de 30% d’étudiants boursiers, contre seulement un tiers des établissements il y a cinq ans. Selon l’étude, 19000 lycéens de 490 établissements situés en zones prioritaires bénéficient de programmes d’accompagnement spécifiques.

Pour rêver très loin

Un chef cuisinier dans toutes les chaumières, c’est pour bientôt ? La société anglaise Moley va commercialiser à partir de 2017 un robot cuisinier capable de préparer plus de 2000 recettes avec le talent des plus grandes toques. La machine possède deux bras articulés qui manipulent avec précision toute une batterie d’ustensiles. Une application mobile permettra même de programmer son plat à distance, histoire de se mettre les pieds sous la table en rentrant du boulot.

Des brèves qui donnent le « smile » le matin…

Voilà un signe encourageant. L’emploi intérimaire, généralement considéré comme un indicateur anticipant les évolutions du marché du travail, a progressé de 1% entre avril et mai. Sur douze mois, il a augmenté de 4,5%, soit 26000 intérimaires de plus, selon les données de Pôle emploi. Les effectifs ont surtout progressé dans le secteur tertiaire et l’industrie. En revanche, la baisse se poursuit dans la construction.

Le marché européen de la voiture neuve se porte bien. Au mois d’avril – le meilleur en volume depuis 2009 –, le nombre d’immatriculations a progressé de 6,9% à 1,16 million d’unités, soit un cumul de 8,2% depuis janvier, souligne l’Association des constructeurs automobiles européens. En France, c’est Renault qui se taille la part du lion avec un bond de 14,9% tandis que PSA Peugeot Citroën ne gagne que 2,1% par rapport au mois d’avril 2014. Le marché allemand est celui qui a le plus tiré le secteur.

Les Français figurent parmi les bons élèves européens en matière de réduction des émissions de CO2. Selon une étude récente de l’Ademe, les voitures neuves françaises ont émis en moyenne 114g de CO2 au kilomètre en 2014, soit 3g de moins qu’en 2013. En la matière, la France occupe le quatrième rang européen, derrière les Pays-Bas et la Grèce (ex aequo), le Danemark et le Portugal. La moyenne européenne est de 122g de CO2/km.

Il y a du mieux sur le champ du déficit budgétaire de la France. A fin mai, celui-ci avait baissé à 63,9 milliards d’euros contre 64,3 milliards un an auparavant (source ministère des Finances). Cette réduction de 400 millions d’euros est attribuée à une baisse des dépenses. A périmètre constant, les dépenses de l’Etat ont en effet diminué de 2,3% par rapport à l’année dernière.

La belle histoire du mois : Pythie de la data

On la surnomme désormais l’oracle du Web. Pour prédire l’avenir, Kira Radinsky n’invoque pas les dieux ni ne consulte le vol des oiseaux ou la position des astres dans le ciel. Cette jeune Israélienne de 28 ans, qui a commencé à taper ses premières lignes de codes à l’âge où les enfants apprennent à lire, a mis au point un puissant algorithme de modélisation de l’avenir qui s’appuie sur des millions de données. Le projet est porté par la start-up SalesPredict, qui a été sélectionnée dans le dernier palmarès du prestigieux magazine MIT technology review. Cette distinction classe Kira Radinsky parmi les 35 jeunes les plus innovants du monde. De son côté, Forbes l’a inscrite en 25e place de son classement 2015 des jeunes stars de la high-tech (moins de 30 ans).

Le principe de SalesPredict repose sur une simple constatation : chaque événement qui survient obéit à un modèle déjà observé dans le passé. Bref, l’histoire se répète inlassablement. Donc la technique du link data, qui consiste à croiser une somme colossale de données afin d’identifier des points communs, peut permettre de prédire avec une probabilité assez forte ce qui risque de se passer dans un futur proche (crise politique, sociale, sanitaire, etc.).

Grâce au Big data la chercheuse israélienne a notamment anticipé l’épidémie de choléra à Cuba en 2012 ou les émeutes et l’instabilité politique au Soudan en septembre 2013. Selon Kira Radinsky, le taux d’erreur de son joujou technologique est de seulement 30%.

Ainsi SalesPredict peut permettre de lancer des alertes et sans doute de sauver des vies partout dans le monde. Mais pas seulement. La start-up co-fondée par Kira Radinsky commercialise avant tout sa solution d’analyse prédictive aux entreprises. L’outil peut en effet permettre d’affiner une stratégie marketing, d’identifier les meilleures opportunités commerciales ou encore de renforcer la fidélisation client. Qui aurait pu prévoir cela ?

 

L’onde positive

par Thierry Saussez, Fondateur du Printemps de l’Optimisme

Soyez frais dans la conception et implacable dans l’exécution

Les personnes pessimistes sont généralement compliquées dans leur tête. Trop occupées à ruminer, à ressasser, elles doutent toujours de tout, attendent, hésitent et finalement quand elles se décident à passer à l’action peuvent le faire d’une manière incertaine.

Je professe depuis longtemps qu’il faut être frais dans la conception. C’est pourquoi, dans toute réunion de créativité, l’échange doit être libre, spontané. Il est interdit d’interdire. Créer, c’est réfléchir sans contraintes, se mettre en déséquilibre comme un artiste. Toutes les idées, les formules, les hypothèses doivent être exprimées. Les limites viendront ensuite, lorsqu’il s’agira de choisir rationnellement un slogan, une stratégie, un packaging, la mise en forme définitive d’un projet, etc.

Créer c’est le contraire d’être raisonnable.

À l’inverse il faut être implacable dans l’exécution. Le diable est dans le détail. Cela implique une feuille de route, un planning à respecter, la prise en compte de tous les impondérables, une vigilance de tous les instants.

Exécuter nécessite la plus grande rigueur. Je me demande bien pourquoi le mot « rigueur » n’est pas spontanément associé à l’optimisme mais plutôt à la contrainte, à l’austérité. À bien y réfléchir, c’est une exigence que nous nous appliquons pour être meilleur, plus efficace, plus performant. C’est l’exemple que nous donnons à nos collaborateurs et que nous attendons d’eux. Imagine-t-on embaucher quelqu’un qui manquerait de rigueur ?

Planifier, organiser, agir avec méthode, optimiser les moyens mis en œuvre nous donne la satisfaction du devoir accompli et la confiance pour continuer. Exécuter c’est le contraire de l’improvisation.

Vous conviendrez bien avec moi que nos erreurs ou nos échecs ont souvent été liés à une complexité trop grande dans la conception et à une légèreté excessive dans la mise en œuvre.

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