Le verbatim à retenir…

L’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès

Robert Baden-Powell – (militaire britannique, fondateur du scoutisme)

Des chiffres et des lettres agréables

C’est le rang européen de la France en matière de dépôts de dossiers de demande de brevet. D’après ses dernières statistiques, l’Office européen des brevets (OEB) a reçu l’an dernier 274000 dossiers du monde entier, soit une progression de 3,1% par rapport à 2013. L’Hexagone figure parmi les pays les plus dynamiques avec 13000 demandes, soit une augmentation de 4% (contre 1,2% en moyenne en Europe). Au niveau mondial, la France se situe en sixième position derrière les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, la Chine et la Corée.

Le graphique encourageant

C’est une inversion de tendance qui, espérons-le, sera durable. Selon les derniers chiffres de la Coface, le nombre de défaillances d’entreprises a reculé de 2,9% l’an dernier en France. Il s’agit de la première baisse enregistrée depuis l’année 2011. Rappelons en effet que les défaillances avaient progressé de 1,1% en 2012 et de 5,9% en 2013, véritable « année noire » pour les entreprises françaises. L’an dernier, celles-ci ont profité d’une inflation modérée, de la baisse des taux d’intérêts et de la stabilisation des marges.

La bonne nouvelle ici et maintenant

Voilà qui devrait avoir un effet d’entraînement certain sur l’économie mondiale. L’an dernier, les Etats-Unis affichaient une croissance de 2,4% en 2014 en dépit d’un ralentissement au quatrième trimestre. Outre-Atlantique, les créations d’emplois sont au plus haut depuis 15 ans. Près de 250000 emplois sont créés en moyenne chaque mois. Le taux de chômage est tombé à 5,6%, soit 0,2 points de moins par rapport au mois de novembre. La bonne santé de la locomotive mondiale est notamment liée à la hausse de la consommation et à la baisse du prix de l’essence.

Pour rêver très loin

Marre des piles usagées dont vous ne savez plus quoi faire ? Assez des batteries trop longues à recharger ? Voici qui devrait vous redonner le sourire. La société chinoise Aquacell a lancé la pile éponyme qui a pour particularité de se recharger en cinq minutes… dans l’eau ! Il suffit de dévisser l’embout de la batterie et de la tremper quelques instants pour la régénérer. Puis de la refermer, l’essuyer et la replacer dans l’appareil. Autre avantage : ces piles, qui peuvent se conserver indéfiniment, contiennent beaucoup moins de produits toxiques et de métaux lourds que les piles classiques. Elles sont donc plus faciles à recycler et moins polluantes.

Des brèves qui donnent le “smile” le matin…

Cocorico ! La France reste la première destination touristique mondiale selon les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme. L’an passé, on a dénombré plus de 1,1 milliard de touristes internationaux dans le monde. L’Hexagone a attiré 84,7 millions d’entre eux. En nombre de touristes étrangers, la France devance encore largement ses challengers : les Etats-Unis et l’Espagne.

 

Renault renoue avec l’embauche. Le constructeur, qui a triplé son bénéfice net en 2014, a annoncé le recrutement de 1000 salariés en CDI en France cette année. Il tient donc sa promesse, conformément à l’engagement pris en mars 2013 avec les syndicats du groupe. Ce dernier prévoyait des efforts de compétitivité de la part des salariés ainsi que 7500 départs non remplacés. Une stratégie qui a visiblement porté ses fruits.

 

La Fnac a bel et bien trouvé son positionnement. En mauvaise posture il y a peu, l’enseigne reprise en main il y a cinq ans par Alexandre Bompard a su opérer sa transformation. Alors que la fréquentation et les ventes s’essoufflaient, la baisse du chiffre d’affaires a été enrayée en 2014. Dans le même temps, le résultat opérationnel du groupe a progressé de 7,4% et le résultat net de 179% ! Un redressement lié notamment au développement d’une offre « multicanal » et d’une diversification de l’offre (petit électroménager, arts de la table…).

 

Les ménages français retrouveraient-ils le sourire ? Selon l’Insee, la reprise tant attendue en France semble en vue après trois années de stagnation économique. Cela expliquerait une amélioration de deux points de la confiance des ménages au mois de février. L’indice de confiance s’établit à 92 (la moyenne de long terme étant de 100), soit son plus haut niveau depuis mai 2012.

 

La belle histoire du mois : Une blague potache qui se vend 85 000 dollars

Rarement une plaisanterie de cour d’école n’aura rapporté autant d’argent à son auteur. Mathew Carpenter, un jeune australien de 22 ans, a fait le buzz en quelques semaines grâce à son site shipyourenemiesglitter.com. Un projet pourtant lancé pendant les vacances comme une simple blague.

Mis en ligne début janvier, Ship your enemies glitter (littéralement : envoyez des paillettes à vos ennemis), comme son nom l’indique, propose aux internautes d’envoyer anonymement, à la personne de leur choix, une enveloppe remplie de paillettes envahissantes dont il est difficile de se débarrasser. Une méthode efficace et bon marché (9,99 dollars) destinée à pourrir la journée d’une personne que l’on déteste.

Seulement voilà, l’idée fait le buzz, relayée par des sites d’information et des forums de discussion. En quatre petits jours, le site génère 2,5 millions de visites. Mathew Carpenter reçoit rapidement 2000 commandes des internautes.

Pression médiatique, centaines d’enveloppes à remplir et à envoyer… pour le jeune Australien, la plaisanterie prend une tournure inattendue et difficilement gérable. Le 16 janvier, soit moins d’une semaine après la mise en ligne du site, il décide de le mettre en vente sur le site d’enchères Flippa avec une mise de départ de 1 dollar. L’affaire est adjugée 40 jours plus tard pour un montant de 85000 dollars. Il faut dire que Mathew Carpenter a su trouver les arguments de vente, précisant dans l’annonce que, malgré l’apparition de clones « mal conçus », son site restait « le leader sur ce marché ».

En entrepreneur, certes dépassé, mais avisé, le jeune Australien s’est engagé dans son annonce à ne pas lancer un site concurrent au cours des trois prochaines années. Il promet aussi de former le repreneur de Ship your enemies glitter pendant trente jours afin d’assurer une bonne transition. Ce dernier est resté anonyme.

 

L’onde positive

par Thierry Saussez, Fondateur du Printemps de l’Optimisme

Comptez sur le rythme, pas sur la chance

On peut gloser indéfiniment sur la différence entre le hasard et la chance, les causes fortuites et les probabilités.
Nul doute qu’un heureux hasard ou une chance inouïe peut produire, notamment dans le jeu, un résultat inespéré.
Néanmoins, pour l’essentiel, ne comptez ni sur l’un ni sur l’autre. Vous risqueriez d’attendre longtemps.
Après une difficulté ou un échec, il vous est sans doute arrivé de vous dire, comme beaucoup : « Je n’ai vraiment pas de chance ». Cela n’a aucun sens. Au jeu comme dans la vie, il n’y a pas de chance, il n’y a que du rythme, par exemple jouer peu lorsqu’on perd et gros quand on gagne.
D’une façon générale, en particulier dans la vie professionnelle, on ne l’emporte jamais tout le temps et on ne perd jamais systématiquement.
En fait, les personnes que l’on dit généralement chanceuses vont à la rencontre de ce que Machiavel appelait la bonne fortune. Elles prennent des initiatives, multiplient les contacts, s’inscrivent dans un réseau ou le développent. Dès lors, elles accroissent la capacité de trouver l’âme sœur, un emploi, un appartement, etc.
C’est l’énergie et non une hypothétique chance qui donne le rythme. C’est la virtus au sens antique, la volonté, l’esprit de conquête, aller de l’avant, mouiller sa chemise.
Avec cette vertu on se désespère naturellement moins d’une contrariété. On garde confiance. On reste optimiste. On analyse les raisons des difficultés pour contourner l’obstacle ou saisir l’opportunité suivante.
L’essentiel est de ne jamais se démobiliser et encore moins de croire que la chance est toujours avec vous.
Il vous est sans doute arrivé, comme à moi, une aventure assez classique. Vous présentez un projet, une proposition. Tout se passe merveilleusement bien. Et rapidement. Votre interlocuteur va regarder cela de près. À la sortie vous criez « Yes ! ». Comme si c’était gagné d’avance. Pourtant il ne se passera rien. L’explication est simple. Votre interlocuteur n’est pas motivé mais il n’a nulle envie de vous contrarier ni de perdre son temps en discussions pour un projet qu’il n’a pas l’intention de mettre en œuvre. À l’inverse, bien des propositions que l’on peut croire vouées à l’échec, tant l’approche de votre interlocuteur semble négative, aboutissent finalement à des résultats positifs. La critique peut être source d’implication.
À la base du rythme, figure ce précepte simple  : rien ne va jamais aussi bien qu’on le croit, rien ne va jamais aussi mal qu’on le pense.
En toutes circonstances, l’optimiste reste lucide. Il ne baisse pas la garde. Il sait que rien n’est jamais gagné d’avance, que tout se mérite. Il sait, lorsque vous êtes trop sûr de vous, qu’il y aura souvent quelqu’un pour vous donner un coup derrière la tête, afin de vous apprendre à la baisser. Mais, plus encore –  combien de fois l’ai-je vécu ? – il n’oublie pas que rien n’est jamais perdu. On peut d’autant plus gagner que la situation semble perdue. C’est le moment de se concentrer, de mobiliser toutes ses forces, d’accélérer le tempo.
C’est le challenge ultime, sans filet, le temps de la réaction ultra rapide.
Le rythme et l’énergie vitale constituent de bien meilleures garanties de succès que le hasard et la chance.

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