L’an 2014 sera optimiste ou ne sera pas

Pour célébrer le premier anniversaire d'EcoRéseau et réaffirmer notre ligne éditoriale basée sur l'optimisme, une dizaine de personnalités de tous horizons (philosophes, sportifs, homes et femmes politiques, chefs d'entreprise...) nous donnent leur définition de l'optimisme, leur manière de le vivre au quotidien et leurs motifs d'espoir pour 2014.
Pour célébrer le premier anniversaire d’EcoRéseau et réaffirmer notre ligne éditoriale basée sur l’optimisme, une dizaine de personnalités de tous horizons (philosophes, sportifs, homes et femmes politiques, chefs d’entreprise…) nous donnent leur définition de l’optimisme, leur manière de le vivre au quotidien et leurs motifs d’espoir pour 2014.

Depuis quelques décennies, le moteur de la France semble grippé. Et ce n’est ni dans la boîte à outils des politiques, ni dans celle des économistes, que nous avons trouvé de quoi le relancer durablement. Et si la solution était à chercher dans la tête du conducteur, en remplaçant le scepticisme par l’optimisme, la résignation par l’enthousiasme, la crainte de l’avenir en foi d’aller de l’avant ?

Cher lecteur, j’ai 28 ans. Déjà un licenciement derrière moi – j’ai toujours été précoce –, des études sans étincelles, trois grands-parents au cimetière, je suis toujours locataire de mon (petit) logement, et mon compte en banque manque cruellement de zéros. Depuis mon plus jeune âge, je n’ai entendu le soir, autour de la table de la cuisine, que des prophéties cataclysmiques sur la chute prochaine de la France. A 12 ans, j’entendais que le pays était en ruine. A 14, j’entendais que le pays était foutu. A 16, j’entendais que le pays était moribond. A 18, je compris que mes parents ne disaient pas toujours la vérité.

Je pense ainsi être assez représentatif de ce qu’il est coutume d’appeler le Français moyen, avec sa dose de petits malheurs. Disons le Français normal, j’ai ma fierté. Non, pas François Hollande, l’autre, le digne représentant des classes moyennes, elles aussi. Et en cette noble qualité, objectivement, je trouve que l’on vit bien en France, et que l’avenir, sans être radieux, s’envisage plutôt avec sérénité. Notre protection sociale est une des meilleures du monde. Notre économie possède des fleurons que le monde nous envie. Nos salariés sont parmi les plus efficaces de la planète. Notre démographie est une des plus dynamiques d’Europe. Notre soft-power ne se dément pas. Et pour couronner le tout, le way of life à la Française – essentiellement le bon vin et le magret de canard le dimanche – doit en faire saliver plus d’un.

Pourtant, les chiffres sont là, implacables. Selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France publié début janvier, seuls 30% des personnes interrogées se disent « optimistes » pour l’avenir. Soit le chiffre le plus bas sur une vingtaine d’années. Dans certaines catégories de population, le scepticisme est quasi plébiscité : 83% chez les sympathisants de l’UDI, 82% chez ceux de l’UMP. Heureusement, les sympathisants EELV rétablissent un peu l’équilibre – 41% d’optimistes – quand ceux du P.S. font figure d’exception, avec 54% de sondés voyant l’avenir avec confiance.

Malheureusement, ces chiffres ont des conséquences dramatiques. Craignant l’avenir, les Français se font économes, et consomment moins. Ayant peur de demain, ils hésitent à créer leur entreprise. Effrayés par le jour qui se lève, ils votent pour le statu quo plutôt que pour l’innovation. Craignant pour leur pérennité – et parfois par intérêt –, les banques ne prêtent plus, les entreprises embauchent moins, les assurances n’assurent plus.

Bien sûr, les difficultés sont réelles, les réformes structurelles plus que jamais urgentes. Mais la première réforme ne doit-elle pas s’opérer dans les têtes ? L’élan, l’enthousiasme, l’optimisme, la foi dans son prochain ne sont-ils pas le terreau originel d’où sortira une France plus forte ? Certes, ce n’est pas un jeune homme de 28 ans qui vous convaincra. Mais peut-être des philosophes, chefs d’entreprise à succès, sportifs de haut niveau, hommes et femmes politiques de premier plan y parviendront-ils ? Ils sont une dizaine à nous avoir donné leur vision de l’optimisme, leur manière de le vivre au quotidien et la façon dont cet état d’esprit si méconnu en France facilite leur existence. Ils nous ont aussi livré leurs motifs d’espoir pour 2014. J’espère, du haut de ma petite expérience de la vie, qu’eux vous convaincront. C’est aussi urgent qu’essentiel..

 Retrouvez les points de vue de 12 personnalités :

  • Louis Barbeau, Directeur générale et co-fondateur de Nomination
  • Philippe Bloch, Entrepreneur, conférencier, chroniqueur dans le magazine l’Entreprise, animateur radio sur BFM, écrivain, maintenant éditeur de ses livres, et investisseur. Son best-seller, « Service Compris », s’est vendu à 500 000 exemplaires
  • Jean-Paul Brunier, Président de l’agence conseil en communication Leo Burnett France
  • Djibril Cissé, Joueur international de football français, formé à Auxerre, ayant joué à Liverpool, Marseille, Panathinaïkos, Bastia
  • Guillaume Gibault, Entrepreneur, fondateur du Slip français
  • Tristan Lecompte, Fondateur de Pur Projet en 2008 dans le domaine de la préservation des écosystèmes, en nouant des partenariats avec des entreprises. En 2008, il av0it fondé Alter Eco, un précurseur du commerce équitable en France
  • Frédéric Lenoir, Philosophe et sociologue, chercheur associé à l’EHESS, auteur de 2013 de Du bonheur, un voyage philosophique
  • Sophie de Menthon, Présidente du mouvement ETHIC, membre du Conseil économique, social & environnemental
  • Augustin Paluel-Marmont, Co-fondateur de Michel & Augustin
  • Olivier Pastré, Professeur d’économie à l’Université Paris VIII
  • Valérie Pécresse, Ancienne ministre et députée des Yvelines
  • Rama Yade, Conseillère régionale d’Île-de-France et vice-présidente du Parti Radical. Elle a été secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme et secrétaire d’Etat chargée des Sports

 

Article réalisé par Olivier Faure

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